L'European Information Technology
Observatory (EITO, 1997) a défini le commerce électronique en ces termes
: « Le commerce électronique est l'activité qui mène à un échange de valeurs
par le biais des réseaux de télécommunication +.
Des
objectifs multiples
Cette définition couvre tous les processus consistant à aider l'entreprise
à promouvoir ses biens et services sur un canal électronique. Cela va
de la présentation de la société, de son catalogue (produits, caractéristiques,
disponibilité, etc.) aux contenus éditoriaux relatifs à l'entreprise,
à la prise de commande, le paiement, voire la livraison du produit en
ligne.
Définir
la clientèle
A cela, on ajoute une précision liée
à la clientèle à atteindre. On parle de Business to Consumer (B-to-C)
lorsque l'entreprise vend aux particuliers, et de Business to Business
(B-to-B) dès lors que les échanges sont réalisés entre personnes morales
(sociétés, distributeurs, grossistes, détaillants, etc). Le tableau ci-dessous
présente le type d'échanges que l'entreprise peut être amenée à réaliser
et les fonctions concernées en interne.
Les différentes
formes de commerce électronique
Type
de commerce électronique
Fonctions
visées dans l’entreprise
Exemple
de fonctionnalités
Site
commercial B-to-C *
Marketing
et force de vente
Vente
de produits, paiement sur Internet, expédition
Extranet
client (B-to-B *)
Marketing,
achats, gestion de stocks, ventes
Consultation
de l’encours client
Extranet
distributeurs (B-to-B *)
Gestion
de stocks et logistique
Consultation
de disponibilité des produits
EDI
(B-to-B *)
Gestion
de stocks, logistique, achats, comptabilité
Liaison
EDI par Internet entre deux sociétés
* B-to-C : Business to customer,
vente aux particuliers
B-to-B : Business to Business, échanges entre sociétés, grossistes,
distributeurs, etc.
Le commerce électronique tout le
monde en parle, mais qu'est ce que c'est exactement ?
En fait Internet a changé la donne économique, et transformé les relations
vendeurs– clients
Une
bonne dose de reflexion
Ce dossier aborde les étapes de
la construction d'un site commerçant de manière pratique.
Comment réfléchir à son projet ?
Comment concevoir le site et définir des équipes de travail ?
Un
peu de technique
Nous vous présentons les différentes
options technologiques, les avantages et les inconvénients d'un développement
maison ou sous-traité, les solutions de paiement disponibles sur le marché.
Et
quelques démarches nécessaires
Votre site est prêt. Parfait. Reste
à le mettre en ligne, à obtenir une adresse bien à vous et à vous mettre
en règle avec la loi, à lui trouver un hébergement, à le faire référencer…
Alors il sera temps de contrôler vos résultats.
L'Internet,
une nouvelle donne économique
L'affinement
du couple marché-produit
En 1995, les entreprises ont commencé
à s'emparer d'Internet. + cette époque, elles suivaient une logique de
création de site institutionnel, pour “y être”, sans forcément bien comprendre
les tenants et les aboutissants d'une telle démarche. Or la création d'un
site offre des perspectives stratégiques, organisationnelles et financières
qui dépassent la simple création de pages web. Aujourd'hui, les entreprises
ont saisi le potentiel du Web et l'on pourrait caractériser l'Internet
par ces cinq lettres :
AAAAA, pour Anywhere, Anyone, Anytime, Any
media, Any way (toucher tout le monde, partout, tout le temps, par tous
les médias et tous les moyens).
L'Internet définit une loi économique nouvelle n'impliquant plus un arbitrage
entre audience large et contenu spécifique. Il est possible en utilisant
l'Internet de mener simultanément une approche par marchés et par produits.
Cela permet de définir des produits ciblés pour une population donnée.
L'interaction
entreprise – client
Le Net propose un nouveau modèle
d'interaction entreprise – client, reposant sur des relations de type
many-to-many. L'entreprise communique et commercialise ses produits par
ce canal, et le consommateur peut réagir en opérant directement sur la
commercialisation. Dans ce modèle, la relation principale s'effectue entre
un consommateur et l'environnement avec lequel il interagit, c'est-à-dire
la page web ou l'e-mail
Des
opportunités de fidélisation
L'utilisateur d'Internet devient
à la fois consommateur et producteur d'information. Cela crée des opportunités
pour la mise en œuvre d'une politique de fidélisation et de développement
du potentiel d'achat. Une stratégie particulièrement importante, à un
moment où la standardisation des produits est de mise et où la clientèle
se mondialise.
Et n'oublions pas que les clients ne sont pas tous les mêmes. Dès lors,
l'enjeu de la fidélisation (ou one-to-one) devient simple : traiter différemment
des clients différents. Cette relation d'apprentissage, une fois maîtrisée,
constitue un puissant instrument, d'autant que sa mise en place sur le
Net est plus aisée que sur les autres supports
La
multiplication des ressources immatérielles
Par le champ stratégique nouveau
qu'il propose, l'Internet offre aux entreprises des occasions de prendre
des parts de marchés décisives. En mettant le client au cœur de ses préoccupations,
l'entreprise se découvrira de nouvelles ressources immatérielles (qualité
de la relation client, temps d'exécution d'un processus, innovation, capital
marque, connaissance du marché, etc.) dont l'exploitation constitue en
soi un nouveau patrimoine.
Etape
par étape, le déroulement d'un projet
Le commerce électronique, tout le
monde en parle, mais rares sont ceux qui en connaissent toutes les facettes.
Le présent mode d'emploi a été conçu pour tous ceux qui rêvent de passer
à l'acte et qui veulent éviter les chausse-trappes d'un site marchand.
Les
cinq étapes du projet
Les étapes
Objectifs
Durée
Conditions
du succès
- 1 -
Phase de réflexion
Orienter l’entreprise dans
sa démarche de commerce électronique
Inscrire le projet dans la stratégie globale
Evaluer les conditions de succès du site Définir l’équipe
15%
Disposer d’un groupe de travail
hétérogène et de niveaux hiérarchiques multiples
Implication de la direction générale
- 2 -
Conception
Définir en détail les contenus
du site (services, fonctions, contenus éditoriaux) et l’architecture
technique
35%
Disposer d’un groupe test
d’utilisateurs cibles
Capacité de dialogue
Maîtrise des technologies
- 3 -
Réalisation
Créer les pages HTML
Réaliser le développement spécifique
Tester le site
35%
Qualité du développement
- 4 -
Ouverture
Rendre le site visible aux
internautes
15%
Capacité de promotion
- 5 -
Suivi et mise à jour
Faire vivre le site
Gérer les commandes
Non inclus
Organisation des équipes
Réfléchir
avant d'agir
La première étape est sans doute
la plus difficile, car elle vise à définir des lignes directrices quant
à la manière d'aborder le commerce électronique dans l'entreprise, et
ceci en fonction de la stratégie existant en interne. Parallèlement à
ce business plan, il est possible de définir des équipes de travail.
Se
poser les bonnes questions
Quelles sont les attentes de l'entreprise
vis à vis du site de commerce électronique ?
Quels sont les résultats des sites déjà existants ?
Que fait la concurrence sur Internet ?
Quelle clientèle accessible par Internet l'entreprise souhaite-t-elle
atteindre ?
Quelles sont les attentes de ces clients ?
Quels services à valeur ajoutée proposer ?
Comment l'entreprise peut-elle se différencier sur Internet ?
Quel budget l'entreprise souhaite-t-elle allouer au projet (mise en œuvre,
suivi) ?
Dans quels délais le projet doit-il être réalisé ?
Le projet doit-il être loti pour répondre à des contraintes de délais
?
Quels sont les objectifs du site à 1 an, à 2 ans (fréquentation, volume
de ventes, chiffre d'affaires, marge) ?
Quels sont les indicateurs à retenir pour la mesure de succès du site
?
Répondre à ces questions revient à définir business plan du site.
Définir
les équipes
Qui fait quoi? Comme le dit l'adage,
il n'y a de richesse que d'hommes. La première pierre de l'édifice consiste
à définir les équipes. Il s'agit ici de fixer le rôle des intervenants
dans le projet de commerce électronique.
Les
concepteurs
Le chef de
projet fonctionnel est garant de l'adéquation entre les fonctions
du site et le business plan défini précédemment. Il anime le groupe test
d'utilisateurs cibles et formule les besoins fonctionnels au sein d'un
cahier des charges.
Le concepteur graphique et artistique crée
l'identité visuelle du site en fonction des supports déjà existants dans
l'entreprise (présentation papier, catalogue de produits, charte graphique).
L'architecte technique conçoit le site en
fonction du cahier des charges exprimé par le chef de projet fonctionnel.
Le responsable éditorial est responsable
des contenus et du discours présenté sur le site. Cette première série
de profils fait partie de la maîtrise d'ouvrage du projet, car ils sont
responsables des phases de maturation et de conception du site en relation
avec d'autres acteurs de l'entreprise.
Les
maîtres d'œuvres
La structure de maîtrise d'œuvre
sert à gérer conjointement les coûts, les délais et à assurer un niveau
de qualité constant lors de la phase de réalisation. Cette structure comprend
plusieurs profils.
Le chef de projet de la réalisation assure
la conduite de la phase de développement du site. Il gère les contraintes
de l'équipe de développement et planifie les interventions de l'équipe
de webdesigners.
Ces graphistes créent les pages HTML du site
en respectant la charte graphique de l'entreprise.
Les ingénieurs de développement assurent
la réalisation des scripts d'accès aux bases de données, le développement
des objets métiers et l'intégration des modules composant l'architecture
technique du site.
L'équipe
de gestion opérationnelle
En complément de ces structures
dédiées à la mise en œuvre du projet, il est nécessaire de constituer
l'équipe de gestion opérationnelle du site, une fois celui-ci en exploitation.
Cette équipe intègre notamment :
le gestionnaire fonctionnel du site (Webmaster),
l'administrateur de base de données,
le responsable des interfaces avec le système d'information existant.
Une fois ces profils identifiés sur
le projet, il peut être décidé de confier à la sous-traitance tout ou
partie de ces structures.
Communiquer
La phase de lancement du projet
intervient une fois les équipes formées, pour communiquer en interne et
en externe sur le projet, afin de préparer son déploiement futur. Cette
démarche de diffusion d'informations passe par l'explication en interne
des étapes du projet, du planning associé et des indicateurs de suivi
d'avancement.
Concevoir
le site
Créer un site de commerce électronique,
c'est définir ce que l'on va proposer aux internautes en matière de contenu,
qu'il s'agisse du message éditorial, de services, de fonctionnalités,
et de produits à la vente. Quelques règles existent qui permettent de
créer un site attractif. Enfin, c'est en fonction de ces objectifs et
de ces règles que l'on menera l'étude technique.
Segmenter
la réflexion
On a l'habitude de segmenter la
réflexion en fonction de la proximité avec l'entreprise ou le client.
Le front office constitue la vitrine du site directement en contact avec
les internautes.
Le middle office regroupe le stockage, les accès et les traitements des
informations liées aux clients, aux commandes, aux produits du catalogue.
Le back office vise à faire la liaison avec les systèmes d'information
existants dans l'entreprise : préparation des commandes, groupage et logistique,
facturation, etc.
Dans tous les cas, il est nécessaire
de commencer par le front office, qui restera par la suite la seule partie
du site visible du grand public.
Le back office regroupe les modules les plus difficiles à appréhender,
du fait des interfaces à concevoir avec les systèmes existants, et des
contrôles à mettre en place pour disposer d'une chaîne fiable depuis la
vitrine du site web jusqu'à la comptabilité. Le résultat de cette étape
est le cahier des charges fonctionnel du site. Cette phase est essentiellement
rédactionnelle.
Le
contenu est roi
Sur Internet, c'est la qualité du
contenu éditorial qui contribue à fidéliser un visiteur. Celui-ci devra
être attractif, riche et souvent renouvelé afin de générer un trafic important.
Une logique
de narration différente
Le contenu d'un site web, à la différence des médias traditionnels, est
organisé en structurant l'information de la plus générale à la plus spécifique.
Ce sont les hyperliens qui assurent la logique de la narration et de l'exploration,
au gré des pérégrinations de l'utilisateur. Il importe donc de définir
les messages clés par module et de hiérarchiser l'information. Le contenu
doit être adapté à la consultation en ligne (attention au volume de texte
et au rythme de lecture).
L'information actualisée est mise en exergue. Les liens viennent enrichir
les contenus. La notoriété d'un site est acquise lorsque les utilisateurs
enregistrent son adresse dans leurs signets ou bookmarks. Les statistiques,
et plus précisément le nombre de pages vues, délivrent de précieux indices.
C'est une information permanente sur les comportements des utilisateurs,
sur les pages les plus souvent consultées… et sur toutes celles qui sont
ignorées
Les
conditions d'un site attractif
Une identité graphique
cohérente
L'identité graphique du site sert à créer une ambiance qui renforce la
présentation des produits, à l'image des mécanismes utilisés pour mettre
en valeur la vitrine d'un magasin. De plus, si pour un internaute la prise
en main du site est aisée, il se sentira valorisé par cette impression
de convivialité, ce qui facilitera sa fidélisation. La création graphique
est une composante indissociable d'un site de commerce électronique, et
offre des perspectives de différenciation.
Viser à la clarté, la rapidité
Quelques règles simples vous aideront à rendre votre site attractif. Il
faut assigner un objectif unique par page et adapter le niveau du discours
au public visé. On veillera à optimiser la position des publicités et
on vérifiera la pertinence des intitulés de contrôles : boutons, champs
de saisie, etc. Une description complète de chaque produit doit être mise
à disposition. D'une manière générale, l'internaute étant souvent impatient,
il faut lui faire gagner du temps dès son arrivée sur le site et annoncer
au plus tôt le déroulement du processus de vente. Soignez la rapidité
d'affichage (poids des pages, progression de leur affichage) en employant
des technologies légères pour la création d'animations graphiques (Flash
de MacroMédia ou GIF89A par exemple). Pensez aussi à optimiser la présentation
des résultats d'une recherche, à limiter la profondeur des arborescences
et à choisir des noms de pages explicites.
+viter les culs-de-sac technologiques
Pour chaque technologie particulière, on se posera la question d'une solution
de remplacement à proposer à l'utilisateur s'il ne peut implémenter la
fonctionnalité. Cela pourra se traduire par une arborescence spécifique,
par une fonctionnalité présentée en mode dégradé, ou par une fonction
absente pour les postes clients n'ayant pas les outils requis. Dans tous
les cas, on étudiera la possibilité de détecter la configuration du poste
client lors des requêtes sur le serveur HTTP.
Objectif lisibilité
Bien sûr, un plan d'accès permettra à l'internaute de se diriger directement
vers les rubriques qui l'intéressent. On n'oubliera pas de préciser la
date de la dernière mise à jour du site, et pour quel navigateur celui-ci
est optimisé. La mise en place de balises comprenant des mots clés pertinents
sera étudiée à la fois pour faciliter la lisibilité du site pour l'utilisateur,
et pour optimiser son référencement dans les moteurs de recherche.
Définir
l'architecture technique
L'étude technique a pour objectif,
d'une part, de définir la plate-forme web et les choix pour l'hébergement
du site, d'autre part de modéliser le futur système de sorte qu'on puisse
en garantir la bonne marche et surtout l'évolutivité.
+ partir du cahier des charges fonctionnel du site Internet, on va bâtir
l'architecture et la formaliser dans un document. Une analyse rapide de
l'existant doit identifier les travaux à mener et prévoir les modalités
de production et d'actualisation du site. Elle passe par la définition
des contraintes techniques de développement et d'exploitation du site,
en fonction des règles en vigueur dans l'entreprise. S'y ajoutent le recensement
des données disponibles (catalogue, produits, photos, clients), l'analyse
des systèmes existants et des éventuelles interfaces à concevoir ainsi
que l'organisation de la production du contenu éditorial du site.
La règle du “vu lu”
Le serveur doit être consultable par la plus grande partie des outils
de navigation en usage. Il s'agit de définir dans cette phase les navigateurs
à partir desquels le site doit être accessible à 100 %. Avec Netscape
Navigator 4, Internet Explorer 4 et versions supérieures, on est sûr d'être
compatible avec une grande partie des Internautes. Il peut être nécessaire
de concevoir une solution technique alternative à l'utilisation de technologies
spécifiques (plug-in, Java, etc.) pour les navigateurs de première génération.
Préparer la réalisation
Une fois le document de spécifications fonctionnelles et techniques validé,
il est possible d'enclencher la phase de réalisation du site. Pour assurer
une cohérence dans les développements, les travaux artistiques doivent
intervenir avant l'intégration des modules transactionnels et la mise
en œuvre des choix technologiques. En pratique, la phase de création graphique
des pages HTML se fait par itérations successives jusqu'à atteindre le
résultat souhaité par la maîtrise d'ouvrage.
Choisir
la bonne technologie
Pour réaliser un site marchand,
il faut un mécanisme de transmission des paramètres du client vers le
serveur et un mécanisme d'exécution de la requête sur le serveur. Outre
les procédés classiques – CGI, les processus mis au point par Netscape
et Microsoft, ou encore les techniques LiveWire et ASP – il est souvent
efficace de combiner plusieurs technologies
Les
technologies de base
Plusieurs technologies sont disponibles. Nous les avons analysées, selon
deux critères indispensables pour un site marchand. Le premier est la
tenue en charge, c'est-à-dire la capacité à suivre le succès commercial
du site. Autrement dit, le site doit être capable de gérer un nombre croissant
de commandes simultanées et de consultations journalières. Le second critère
est l'ouverture, c'est-à-dire le potentiel d'intégration de la technologie
avec des progiciels marchands et la facilité d'ajout de nouvelles fonctionnalités
sur le site.
Classiques : les CGI
Le premier procédé qu'il est possible d'employer est CGI, ou Common Gateway
Interface, l'ancêtre de toutes les technologies existantes. CGI est un
ensemble de conventions qui permettent des échanges entre le client et
le serveur. Le principe repose sur deux extensions du couple HTTP/HTML.
Au niveau HTTP, il s'agit de la possibilité
de recevoir non pas un document présent sur le serveur, mais un document
créé à la demande du client par un programme dédié.
Au niveau HTML, l'utilisateur doit pouvoir
effectuer des saisies dans une page HTML, dont les résultats seront les
paramètres du programme lancé sur le serveur. Ces saisies sont guidées
par l'emploi de balises HTML spécifiques. Ces balises sont FORM, ACTION,
INPUT, TEXTAREA, SELECT, METHOD.
Performants : NSAPI
et ISAPI
NSAPI et ISAPI sont des procédés qui ont été mis au point respectivement
par Netscape (Netscape Server API) et Microsoft (Internet Server API).
Le principe de NSAPI est de remplacer l'exécution d'un programme à chaque
appel par l'invocation d'une bibliothèque dynamique – DLL dans le jargon
informatique, pour Dynamic Link Library – déjà présente en mémoire. On
gagne ainsi en performance sur le serveur, puisqu'il n'est plus nécessaire
de lancer un programme pour chaque client. Ces DLL doivent malheureusement
être codées en C++ et obéir à des interfaces de programmation très strictes
et relativement sophistiquées. Leur développement est plus coûteux que
les développements CGI de la première espèce.
Répandus : LiveWire et ASP
Pour pouvoir programmer plus facilement qu'avec CGI tout en conservant
les performances de NSAPI ou ISAPI, les éditeurs ont mis au point une
troisième famille de procédés. Avec CGI ou NSAPI, le développeur rédige
un programme qui génère le HTML résultant. Cette génération de HTML comprend
la création des parties statiques de l'application, et le programme résultat
comprend donc de nombreuses lignes de code comparables à celles-ci :
Les développements “graphiques”,
ceux effectués en HTML simple, sont donc mélangés avec les lignes de code
applicatives, celles qui effectuent les calculs ou les accès à la base.
Il n'est donc pas possible de créer puis de maintenir les pages avec un
éditeur de pages HTML tel FrontPage.
Pour remédier à cet inconvénient, le principe consiste à réaliser des
pages HTML depuis lesquelles des balises spéciales permettent d'appeler
du code applicatif. Le développeur peut donc créer sa page HTML avec un
éditeur standard et insérer au milieu du code applicatif. Une telle technique
est proposée par Netscape avec son outil LiveWire, et par Microsoft avec
les Active Server Pages.
LiveWire et ASP sont très utilisés aujourd'hui par les développeurs Internet.
La difficulté que l'on rencontre avec l'emploi de LiveWire ou d'ASP est
la capacité des langages de scripts à exprimer des opérations complexes.
En effet, les langages utilisés dans LiveWire (JavaScript) ou ASP (VBScript)
sont utiles pour des programmes simples d'accès aux données, mais peu
à même de traiter des opérations complexes : ils ne sont pas assez structurés,
leurs bibliothèques sont limitées, ils ne possèdent pas les caractéristiques
d'un langage objet.
Le
mélange des techniques
De plus en plus, il est fait appel
à des programmes plus sophistiqués, grâce à l'emploi de balises spécifiques
: il s'agit de composants serveur ActiveX dans le cas d'ASP et de programmes
Java dans le cas de LiveWire. Dans la même page, on a donc du code applicatif
écrit en langage de script, l'appel à un ActiveX et du code de présentation
en HTML. Ce mélange de techniques est puissant pour développer rapidement
des applications simples.
L'architecture
3-tiers
Comment le serveur utilise-t-il
ce mélange ? Au moment où le client demande une page, le serveur ne se
contente pas de la renvoyer via HTTP. Il la lit, l'interprète et remplace
le code ASP par le code HTML résultant. En fait, il renvoie donc le résultat
de son travail au lieu de renvoyer la page elle-même. L'architecture 3-tiers
complète pourrait être celle représentée sur le premier schéma ci-dessus,
en utilisant une plate-forme Windows NT 4, une base de données SQL Server
7, le moniteur transactionnel objet Microsoft MTS, et les technologies
ASP/ActiveX.
L'ARCHITECTURE
“3-TIERS”
Au moment où le client demande une page, le serveur la lit, l'interprète
et remplace le code ASP par le code HTML résultant.
Windows NT 4.0
HTML
ASP
Active X
Navigateur
-->>
Serveur web IIS
-->>
Objets techniques
Objets fonctionnels
Objets de présentation
HTTP
Base de données
SQL Serveur 7
La
technologie des servlets
Il est également possible d'élaborer une architecture de développement
de commerce électronique sur le langage Java en utilisant la technologie
des servlets, parfaitement adaptée à la création d'applications générant
des pages HTML dynamiques. Le second schéma en haut de cette page présente
une architecture standard de servlets. Dans ce cas, les fonctionnalités
de front office sont gérées dans un serveur d'application à l'aide d'objets
métiers réalisés en Java. Cela permet de s'appuyer sur un langage standard
comme Java (ce qui n'est pas le cas de JavaScript ou de Visual Basic),
de gérer les transactions mieux qu'un CGI en prenant en charge les connexions
des utilisateurs en multithread automatiquement, et de disposer d'un code
beaucoup plus facile à maintenir que le CGI classique.
Par exemple, le produit IBM WebSphere Application Server est basée sur
un moteur de servlet qui transforme les serveurs web en serveurs d'application
Java et web dynamiques. Ce moteur supporte les dernières API de maintien
de la session utilisateur, le partage des sessions HTTP sur différents
serveurs web, et une répartition dynamique de la charge sur les threads
de prise en charge des connexions utilisateurs. L'API servlet permet aussi
de gérer des listes de contrôles d'accès à chaque service publié. Le moteur
de servlet fournit une classe de profil d'utilisateur via JDBC, qui peut
être employée en même temps que des sessions pour personnaliser la navigation
et adapter les pages aux besoins des utilisateurs.
Chaque servlet peut créer des pages
HTML dynamiques en réponse à des requêtes dans les bases de données, objets
distribués ou à toute autre source applicative. La création des pages
HTML est de plus facilitée par l'implémentation et le support du contenu
dynamique de page, JSP (Java Server Pages), qui permet de définir des
pages HTML incluant du code Java, des étiquettes de servlet et des tags
NCSA. La compilation des pages JSP se fait lors de la première invocation
(compilation à la volée) et est stockée dans un cache local.
Le moteur de servlet permet la gestion des servlets chargés localement
ou à distance, un enchaînement de plusieurs servlets, le support des fichiers
JAR (Java Archive, permettant de compresser et signer le code Java), le
support des alias et un filtrage de fichiers supportant la norme MIME.
Le moteur offre la faculté de rechargement dynamique des servlets. Le
serveur détecte les modifications apportées au code source des pages,
les recompile à la volée, et charge les classes en mémoire offrant ainsi
des mises à jour sans interruption ni relance de services.
ARCHITECTURE
SERVLET
La technologie des servlets permet de s'appuyer sur Java pour générer
des pages HTML dynamiques.
SGDB
Pilote JDBC
Templates
HTML
->
Serveur d'applications
Servlets Servlet API
<-
Outils d'administration
Requêtes
HTTP Client
<-
Serveur web du marché
->
Pages HTML
Développement
maison ou clés en main ?
Pour la réalisation d'une application
Internet, plusieurs architectures sont envisageables. Le premier point
est de savoir si les besoins à couvrir rendent utile l'emploi d'un progiciel
de commerce électronique. Le tableau ci-dessous, “Progiciel contre développement
maison”, présente les avantages et les inconvénients de chaque solution
dans le cas de la mise en œuvre d'un premier site marchand. Nous vous
indiquons par ailleurs les caractéristiques des principales solutions
du marché dans le tableau “Les progiciels d'e-commerce
Progiciel
contre développement “maison”
Solution
maison
Progiciel
Avantages
Logiciel bien adapté
Capacité de rassembler du logiciel standard (externe) avec du spécifique
(interne)
Rapidité de mise en œuvre
Intégration aisée des systèmes existants pour les produits standards
(gestion des promotions, animations et bandeaux publicitaires
Coûts logiciels a priori plus
faibles
Solution standardisée si le progiciel choisi est le bon
Richesse fonctionnelle, évolutivité du produit
+cueils
Solution parfois plus coûteuse
Nécessité d’un transfert de compétences auprès des équipes d’exploitation
Dépendance par rapport à un prestataire s'il y a sous-traitance
Dépendance vis à vis de l’éditeur
Faible réactivité aux besoins spécifiques
Solution non concurrentielle
Technologie parfois propriétaire
Maîtrise technique à acquérir en interne pour l’exploitation
Les
progiciels d'e-commerce
Produits
Avantages
Inconvénients
Microsoft Site Server
Commerce Edition
Technologies éprouvées
(OLE, COM MTS, ASP/ ActiveX)
nombreux composants ActiveX fournis
bonne gestion des sessions, gestion des cookies et URL longues
fonctions de ventes croisées outil d'analyses statistiques fournis
gestion multi-devise, gestion de nombreux systèmes de paiement
interfaces avec certains ERP
répartition de charge
prix
Plate-forme NT
et serveur HTTP IIS uniquement
pas de base de données SQL Server fournie
produit à mi-chemin entre la boîte à outils et le progiciel marchand
Netscape Commerce
Xpert
Compatible plate-forme
Unix
base de données livrée en runtime
technologies très robustes (Java, Corba)
comprend des modules fonctionnels très riches
bonne gestion des sessions gestion des cookies, URL longues, profils
fonctions de ventes croisées, remises et couponning
gestion de nombreux systèmes de paiement interfaces avec certains
ERP
Serveur HTTP Netscape
uniquement
produit riche mais qui nécessite une phase d'intégration
Intershop
Plate-forme Unix
ou NT, serveur HTTP Microsoft, Netscape ou Apache
base de données fournie en runtime
véritable progiciel marchand de front et de middle office
facilité de mise en oeuvre
bonne gestion des sessions
mini gestion de stock
gestion multidevise gestion de nombreux systèmes de paiement
interfaces avec certains ERP prix
Technologies de
scripting TLE propriétaire
ouverture
Icat
Plate-forme Unix
NT, ou Mac OS
serveurs HTTP Microsoft, Netscape ou Apache
base de données fournie en runtime
progiciel marchand de front et de middle office
facilité de mise en œuvre nombreux assistants de création de magasins
mini gestion de stock gestion de nombreux systèmes de paiement
Technologies de
scripting Carbo propriétaire
ouverture
Oracle Commerce
Server
Plate-forme Unix ou NT, serveurs
HTTP
Netscape, Apache, Oracle
Application Server
base de données Oracle fournie en runtime
scripts de création de magasins livrés pour Oracle
gestion de nombreux systèmes de paiement
interface avec Oracle Application
Nécessite intégration
et développements spécifiques
Informix I-sell
Plate-forme Unix,
NT, serveurs HTTP Netscape ou Microsoft
base de données Informix livrée en runtime
solution complète de front et middle office
100 % écrit en Java EJB
bonne gestion des sessions
fonctions de personnalisation et de marketing one-to-one
gestion des multi-devise gestion des statistiques
gestion de nombreux systèmes de paiement
interfaces avec certains ERP
ERP Pas de module
de statistique
nécessite une phase d'intégration
IBM
Net Commerce
Plate-forme Unix, NT, AIX,
AS400, OS390,
serveurs HTTP Netscape,
ou Domino
base de données IBM UDB (DB2)
compatible Java/Corba
gestion multi-devise
gestion de nombreux systèmes de paiement
interfaces avec certains ERP
Nécessite
une phase d'intégration prix
Installer
la caisse-enregistreuse
De nombreuses solutions de paiement
existent sur le marché – nous vous en présentons quelques unes dans le
tableau ci-dessous. Elles demandent en général l'ouverture d'un contrat
de VAD (Vente à distance) pour créditer directement sur le compte de l'entreprise
les sommes perçues sur le site. Le choix d'une solution de paiement par
rapport à une autre se fait surtout à partir du modèle de facturation
de la solution, de la richesse fonctionnelle, de la facilité d'intégration,
et des relations privilégiées qui existent entre ces acteurs et certaines
banques.
Modes de paiement
acceptés : CB, Visa, MasterCard/Eurocard
Gestion du paiement possible sans contrat de VAD (Vente à distance)
Demande d’autorisation au réseau bancaire
Module de suivi des paiements en ligne
+ partir de 590 F/mois et 15 % du CA HT (au-dessous de 50 kF/mois)
Cartes acceptées
: Eurocard Mastercard, Télécommerce et Visa
Chiffrement SSL Label des sites Télécommerce
Débit réel de la carte de paiement après mise en livraison effective
par le marchand
Demande d’autorisation au réseau bancaire
Club client Télécommerce
Recapitulatif des achats clients
Archivage 3 ans des transactions
+ partir de 500 F/ mois et 3 % du CA HT
Trouver
un hébergement sûr
Les sites marchands sont hébergés
chez un prestataire spécialisé, souvent par manque de compétences en interne,
pour des raisons de coûts, et pour la qualité des services proposés. Le
choix d'un hébergeur répond aux grands critères indiqués dans le tableau
ci-dessous. Pour un hébergement en interne, on s'attachera à répondre
aux même critères.
Les clés de la sécurité
La gestion de la sécurité demanderait à être traitée dans un dossier complet.
Néanmoins, il existe des solutions complètes pour garantir l'accès, l'authenticité
des informations transférées, et la fiabilité des traitements sur un site
Web. Quelques grandes tendances semblent s'imposer. La sécurisation des
accès aux pages HTML d'un site se fait en général en SSL 3.0 avec une
longueur de clef allant de 40 à 128 bits. Les sites marchands utilisent
les moyens de protection (firewall) mis à leur disposition par les hébergeurs.
La notification d'une nouvelle commande à un marchand se fait le plus
souvent par l'envoi d'un E-Mail crypté avec gestion des accusés de réception.
Choisir
un hébergeur
Critères
Choix possibles
Mode d’hébergement
Sur une machine mutualisée
à plusieurs sites
En serveur dédié
En serveur dédié sur plusieurs sites physiques
Modèle de facturation
Au débit réseau sur le site
Forfaitaire
Administration
24h sur 24h, 7jours sur 7
Type de technologies maintenues : ASP, Java…
Sécurité
Location d’un firewall mutualisé
Protection d’accès à la salle d’hébergement
Protection des machines hébergées
Capacité réseau
Allocation d’une bande passante
dédiée
Capacité de trafic en France, vers les pays d’Europe, etc.
Services
Location d’une ligne spécialisée
vers l’entreprise
Option de backup serveur
Démarches
et obligations légales
La création d'un site revet aussi
un caractère administratif, qu'il s'agisse de l'enregistrement de votre
nom de domaine ou des formalités d'ouverture. Et dans le cas d'un site
marchand, il convient d'être particulièrement attentif à la législation
commerciale et à vos obligations fiscales.
Le dépôt de nom
Le dépôt d'un nom de domaine
s'effectue par l'intermédiaire d'organismes officiels de l'Internet ou
par des sociétés commerciales s'appuyant sur ces organismes. Un nom de
domaine est une adresse du type http://www.yyy.zzz. Les formalités de
dépôt d'un nom de domaine peuvent être très rapides si l'on dispose de
l'ensemble des éléments adéquats. Pour obtenir un suffixe générique de
type “.com”, “.gouv”, “.net”, “.org”, il faut prouver le caractère international
de l'activité considérée. Le suffixe “.com” est le plus facile à obtenir
puisqu'il est associé simplement à une activité commerciale. Il suffit
d'en faire la demande à l'InterNIC.
Pour obtenir un suffixe “.fr”, les choses se compliquent un peu. L'AFNIC
(Association Française pour le Nommage en Internet en Coopération) requiert
un extrait du KBIS ainsi que le numéro SIREN/SIRET pour autoriser l'obtention
d'un nom du type www.raisonsociale.fr. Pour les associations, le principe
est identique pour disposer d'un suffixe du type “asso.fr”. Dans le cas
d'une marque, il est nécessaire de fournir un certificat d'enregistrement
auprès de l'INPI, pour obtenir un suffixe de la forme “tm.fr”.
Le nom de domaine est en réalité une adresse virtuelle facilement mémorisable
qui permet d'accéder au site, ou plus exactement au serveur qui héberge
le site Internet. Ce serveur dispose d'une adresse unique sur le réseau
appelée adresse IP et représentée par une série de quatre nombres, de
type 195.32.32.25. Le dépôt d'un nom de domaine nécessite de faire correspondre
l'adresse souhaitée avec l'adresse IP d'une machine sur le réseau Internet.
En clair, il n'est pas possible de réserver un nom de domaine sans disposer
de l'adresse d'une machine sur le réseau. Pour contourner ce point, de
nombreuses sociétés commerciales proposent de mener les procédures de
dépôt de nom de domaine et d'héberger momentanément le nom de domaine
sur un de leurs serveurs.
Dépôt légal
Les déclarations juridiques d'ouverture du site doivent être également
effectuées : dépôt légal à la Bibliothèque Nationale de France s'il y
a lieu (loi du 20 juin 1992), déclaration de service multimédia auprès
du Procureur de la République du Tribunal de Grande Instance du lieu du
siège sociale de l'entreprise, et auprès du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel
(loi du 30 septembre 1986). Il ne faut pas oublier la CNIL, en indiquant
les données recueillies sur le site, les traitements réalisés sur celles-ci
et les diffusions prévues.
Le droit chemin
Un site Internet, marchand ou non, doit s'inscrire dans la législation
française. Cela implique le respect de l'ordre public et des bonnes mœurs,
des droits d'auteur des œuvres accessibles sur le site, du droit moral
et patrimonial de l'auteur sur ses œuvres, du droit des marques utilisées
ou citées sur le site, et du droit au respect de la vie privée.
Les obligations du marchand français à l'égard des consommateurs sont
également de mise. Afin de protéger ces derniers, la loi française impose
au commerçant un devoir d'information. Préalablement à l'achèvement de
la vente, le site doit mentionner l'identité complète du fournisseur,
l'existence d'un délai de rétractation de 7 jours à compter de la commande
(contrat de vente à distance), les caractéristiques des biens et services
proposés à la vente, le prix TTC, le prix à l'unité de mesure (à partir
du 18 mars 2000), le prix en euros (à partir du 1er janvier 2002). + cela
s'ajoutent la durée de validité ou la date de fin de l'offre, les modalités
de paiement, les conditions de livraison. Enfin il faut indiquer sur le
site que l'utilisateur a un droit d'accès, de modification et de suppression
des données personnelles le concernant, conformément aux directives données
par la CNIL.
De plus, dans le cas d'un site hébergé en France, les informations relatives
aux produits, slogans, conditions de vente et sociétés doivent être écrites
en français, ou traduites et visibles aisément au moment de la consultation.
Le fisc à l'heure du Net
La fiscalité d'un site
marchand fait l'objet actuellement de nombreuses réflexions au sein du
Service de la Législation Fiscale. En attendant leurs conclusions, les
aspects relatifs à la TVA sont soumis au cadre défini par l'article L
80 B du CGI. Le tableau ci-dessous en présente une synthèse dans le cas
de la vente en B-to-C.
TVA et commerce
électronique
Consommateur
Vente en Union Européenne
Hors UE
Vente à distance de prestations immatérielles
TTC ou TVA de l’état membre de destination
TTC ou HT
Vente à distance de biens matériels
TVA française au-dessous du seuil communautaire TVA
de l’+tat membre de destination au-dessus du seuil communautaire
HT
Vente soumise à accises (alcools, tabacs manufacturés
et huiles minérales)
Accises du pays de destination
Accises du pays de destination
Lancer
le site
Ça y'est, votre site est prêt. Il
a un nom, un toît. Il vous reste deux étapes fondamentales à franchir
avant de le voir tourner sur Internet : le tester et le faire référencer.
Tester
La phase de test doit vous permettre de valider vos choix technologiques,
graphiques, éditoriaux. Votre site tourne-t-il correctement ? La navigation
est-elle aisée ? Les réactions de ses utilisateurs sont-elles celles que
vous espériez? Cette phase de test et de recette doit être conduite sur
l'ensemble des navigateurs cibles définis et avec le soutien d'un groupe
test d'internautes.
Référencer
Le référencement peut être commencé en parallèle. Il permet d'assurer
une visibilité optimale du site marchand dans les moteurs et les annuaires
de recherche de l'Internet (voir nos liens utiles).
Contrôler
vos résultats
La mesure et l'analyse des résultats
sont indispensables pour justifier des moyens financiers engagés et éventuellement
recadrer le site par rapport à la clientèle de l'entreprise.
De nombreuses solutions d'analyse et de statistiques sont intégrées dans
les progiciels marchands. Cependant, il est toujours possible d'intégrer
un produit dédié à cette fonction.
Les produits actuels proposent au minimum les informations suivantes :
nombre total de pages vues, nombre moyen de pages vues et pic de fréquentation,
nombre total de visiteurs, identification des chemins les plus souvent
empruntés, mots-clés utilisés pour atteindre le site, volume de données
transmis, accès par nom de domaine (.com, .fr, .ch, .edu, net, etc.),
nombre de requêtes qui n'ont pas pu aboutir.
Statistiques
et analyse
Statistiques
et analyse
Outils
de mesures
Rôle
Exemples
Compteurs de pages
Serveur externe
à votre site, dont la vocation est d’incrémenter différents compteurs
à chaque passage sur une page du site
Produits disponibles en général
sur des serveurs externes, dont l’objectif est de certifier le trafic
sur un site marchand en vue notamment de vendre des espaces publicitaires
Vous trouverez beaucoup d'informations
directement sur Internet. Nous avons selectionnés pour vous quelques sites
utiles. Mais surtout, n'oubliez d'aller à la pêche aux idées et de regarder
ce que font les autres, notamment la concurrence…
Les 5 péchés
capitaux de votre stratégie e-business
Les entreprises confondent trop souvent
e-business et commerce électronique. Le Gartner Group n'est pas enthousiaste
sur la réussite des projets d'e-business et il le dit. Dans un récent
rapport, le cabinet d'analyses estime que 75% des projets d'e-business
ne répondront pas aux objectifs fixés en raison d'erreurs de planification
majeures.
Petit florilège des 5 erreurs
à commettre pour être sûr de tout rater:
- Considérer totalement ses activités dans le but de devenir
un e-business. Au contraire, le GartnerGroup conseille d'opter pour
un "Mix Management", c'est-à-dire faire coexister le modèle économique
classique et le modèle économique e-business. Une stratégie par étapes
devrait ensuite permettre de développer l'aspect e-business progressivement.
- Mettre de côté les règles de gestion éprouvées. L'e-business
n'autorise pas l'oubli de l'analyse des coûts liés aux projets ni la
vérification que ces mêmes projets sont menés par des personnes possédant
l'expérience et le temps requis.
- Croire que la technologie crée l'e-business. En clair, ne pas
s'épuiser sur le côté technologique qui reste un moyen selon GartnerGroup
et non pas une fin. Il conseille donc de ne pas trop dépendre des technologies
employées et de se préparer à les remplacer une fois le marché de l'e-business
mature.
- Ne pas s'ouvrir aux nouveaux marchés. Le meilleur moyen d'attirer
de nouveaux clients est d'aller sur des nouveaux marchés. Rien de neuf
? Pourtant peu d'entreprises appliquent ce qui pourrait passer pour
une La Palissade.
- Ne pas se soucier de la concurrence. Là encore, il faut anticiper
les initiatives de ses concurrents existant ou non. L'erreur de Barnes
and Noble sur Amazon n'est pas le meilleur moyen de réussir. Si la structure
devient trop lente, il faut filialiser, externaliser: être rapide pour
aller plus vite que l'autre.
Le
eCommerce par le téléphone
Une étude américaine
prédit un développement spectaculaire pour l’Internet par téléphone portable.
C’est ce qu'on appelle une prévision optimiste :
selon une étude de Forrester Research, un tiers de la population européenne
accèdera à des services Internet, via un téléphone portable, en 2003.
Aujourd’hui, 120 millions d’Européens possèdent un téléphone mobile, et
ils échangent déjà quelque deux milliards de messages "texte" (Short Message
Service, ou SMS) par mois.
Dans les trois prochaines années, à en croire l’étude américaine, les
services proposés via le portable couvriront aussi bien l’achat d’actions
que la météo, la diffusion d'informations ou la réservation de places
de cinéma.
Services gratuits en 2002
Et comme la concurrence ne s’arrête jamais, Forrester prédit que la plupart
des fournisseurs d’accès au Réseau commenceront par vouloir faire payer
leurs services sur une base de pay-per-use (paiement à l’utilisation).
Mais une grande majorité d’entre eux basculeront vers des services gratuits
à partir de 2002.
C’est la magie du numérique : personne ne paie… Mais la facture est toujours
plus élevée. Allez comprendre…
Tous
les sites pré-cités
Ecommerce la stratégie gagnante de Gilles FOUCHARD
Microsoft Mastering ECOMMERCE Development de MICROSOFT
PRESS www.inria.fr
et mes cours au CNAM