Le futur
La voiture volante est née
   
 
La voiture volante qu' utilise Harisson Ford dans "Blade Runner", un film dont l'action se déroule en 2019 à Los Angeles, pourrait bien devenir réalité d'ici une vingtaine d'années.
Il y a quelques mois de cela, le constructeur Bell Augusta commençait l'exploitation d'un aéronef civil à décollage vertical, le Tilt rotor BA609.
Cet appareil, à mi-chemin entre l'avion et l'hélicoptère, est le petit frère de l'avion militaire V22-Osprey utilisé actuellement par l'armée américaine.
Bell n'est pas le seul constructeur de véhicules à décollage vertical ou "VTOL"(vertical takeoff and landing aircraft) à se désintéresser des applications habituelles de ces technologies (hélicoptères et avions militaires).
Une nouvelle approche du transport aérien est en train d'émerger.
L'utilisation civile d'appareils comme le BA609, nécessitant peu d'espace pour atterrir ou décoller, devraient permettre à terme de désengorger les aéroports.
Certains constructeurs vont mêmes jusqu'à proposer une utilisation plus régulière, voire quotidienne de ces technologies.
C'est ainsi qu'est née la Skycar, un véhicule sorti tout droit d'un récit de science-fiction, qui se propose d'emmener tout un chacun sur les autoroutes du ciel.
C'est à la société Moller International que l'on doit le concept de la Skycar, ou plutôt à son patron, Paul Moller.
Ce dernier aura mis plus de 30 ans pour concevoir sa "voiture du ciel".
On pourrait la confondre, au gré de son imagination à un petit avion, à une voiture de course ou encore à un spinner du film "Blade Runner".
Son utilisation est similaire à celle d'un avion personnel capable de déplacement horizontal et vertical.
Le moteur rotor et les vannes de déflection qui lui sont associées permettent à la Skycar de décoller ou de faire du "sur place" comme le ferait un hélicoptère.
La Skycar, à peine plus grande qu'une voiture classique (5.4m x 2,7m), ne requiert qu'une surface réduite (10 m de diamètre) pour décoller ou atterrir.
Une fois la vitesse de croisière atteinte (560km/h), de petits ailerons assurent la portance du véhicule.
La Skycar devrait bénéficier d'un contrôle électronique et informatique complet ainsi que d'un système de localisation GPS.
Des senseurs mesurent l'altitude, la vitesse, les angles de navigation et transmettent les données à un couple d'ordinateur, l'un prenant le relais de l'autre en cas de panne.
Deux modèles sont pour le moment en préparation.
La Skycar M400 utilise une carrosserie en matériaux composites légers et très résistants.
Elle est équipée de huit moteurs rotors ultra-légers (61kg) constitués en bonne partie d'aluminium.
Ces huit turbines fournissant une puissance totale de 960 chevaux fonctionnent à l'essence de voiture et devraient être capables de transporter quatre personnes à plus de 600 km/h pour une autonomie d'environ 1400 km.
Sa consommation estimée est d'environ 18 litres au 100 kilomètres, une consommation encore bien supérieure à celle d'une voiture classique.
Si la Skycar se positionne comme un remède aux embouteillages des routes et autoroutes, les contrôleurs aériens ne l'entendent pas ainsi.
Le trafic aérien devient de plus en plus important et bientôt les routes du ciel seront tout aussi encombrées que leurs homologues terrestres.
On peine à imaginer une autorisation de survol des principales villes européennes.
Cependant, un brevet de pilote spécifique ainsi qu'une certification spéciale, délivrée par l'administration fédérale de l'aviation des Etats-Unis, sont en cours de mise au point.
Egalement préoccupée par ces problèmes de gestion du trafic aérien, la Nasa travaille actuellement sur un projet d'autoroutes aériennes.
Loin d'oublier les problèmes de pollution, la compagnie affirme que ses moteurs n'émettent que peu d'hydrocarbure, de monoxyde de carbone ou d'oxyde d'azote.
Besok http://www.besok.com/besok/besok01.nsf/
   
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